dimanche 20 novembre 2016

Echec à Anvers d'une réunion pour un «mouvement patriotique unitaire»



[RésistanceS.be avec Verzet/AFF – Dimanche 20 novembre 2016]

EXCLU – Deux groupuscules, l'un francophone, l'autre néerlandophone, se sont réunis ce samedi dans la ville de Bart De Wever pour lancer la création d'un nouveau mouvement d'extrême droite qui devrait être actif sur l'ensemble du pays. Malgré une mobilisation importante, VERZET/AFF, notre partenaire flamand présent devant la salle de réunion, n'a pu que constater l'échec de ce rassemblement nationaliste.




Ce samedi après-midi, une réunion d'extrême droite néerlandophone et francophone s'est tenue cdans un café d'Anvers. Ses initiateurs étaient le « mouvement NATION » et la « Nieuw-solidaristisch alternatief » (N-SA), l'Alternative nouvelle solidariste. Le premier est le principal groupuscule d'extrême droite francophone, le second est un autre petit groupe « national-solidariste » apparu en Flandre dans la mouvance néonazie (voir liens après notre article).

Le but de ce rassemblement confidentiel était « de lancer le projet d’un mouvement patriotique unitaire au-delà des frontières linguistiques » (sic). NATION et la N-SA ont effectivement l'idée de créer une structure permanente les liant.


Propagande pour cacher l'échec


« Réussite de la réunion unitaire » devant « une salle comble » peut-on lire dans le compte-rendu réalisé par le mouvement NATION à propos du rendez-vous de samedi.

Pourtant, une équipe du journal flamand VERZET, réalisé par l'AFF (Anti-fascistisch front), partenaire du journal francophone RésistanceS.be, a observé la participation que d'une trente de personnes. Ce qui constitué un véritable échec pour ses organisations, contrairement à ce que mentionne leur propagande.

Echec ? En effet : cette réunion était organisée depuis plusieurs semaines, sa mobilisation était régulière pour y faire venir le plus de monde possible. Notre constat : malgré l'air du temp totalement favorable aux populistes, à l'ultra droite et à l'extrême droite nationalistes, NATION et la N-SA sont incapables d'en profiter pour grossir leurs rangs militants. A l'heure actuelle, ces deux groupuscules restent constitués d'un nombre de militants similaire à celui de leur année de création, respectivement en 1999 et en 2007.



Unitaire ! Pour combien de temps ?


Quant à leur « projet d’un mouvement unitaire », signalons que NATION avait déjà « collaboré » dans le passé, pendant plusieurs années, avec la Nieuw-solidaristisch alternatief. Mais suite à des conflits internes avec cette dernière, le groupuscule francophone avait scellé une alliance avec des dissidents de celle-ci regroupés dans le groupe Autonome nationalisten Vlaanderen (ANV).

Il y a quelques mois, NATION a rompu sa « collaboration » avec les ANV. Ce qui explique sa nouvelle alliance du moment avec la N-SA . Qui sera sans doute aussi éphémère que la précédente.




SIMON HARYS
Rédaction de RésistanceS.be

[Avec le journal VERZET / AFF].




PLUS D'INFOS ?

Quelques liens vers des articles du journal RésistanceS.be

  • Portrait de la Nieuw-solidaristisch alternatief (N-SA) ici 


  • Carte d’identité du mouvement Nation ici


  • Le mouvement Nation est-il une milice privée violente ? ici

  • Le procès des « six de NATION » ici

  • Zéro progression pour NATION depuis 16 ans d'existence ici 



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jeudi 29 septembre 2016

Manif syndicale, nouvelle infiltration d'extrême droite



[RésistanceS.be – Jeudi 29 septembre 2016 - Réactua. : 30 septembre 2016, 7 : 36]

EXCLU – Trois néonazis ont été, à nouveau, repérés lors de la quatrième journée nationale des syndicats contre le gouvernement belge qui s'est déroulée ce jeudi à Bruxelles – PHOTOS VERZET ET RESISTANCES.BE




Le 6 novembre 2014 et le 24 mai dernier, nous avions révélé en exclusivité la présence d'activistes d'extrême droite (voir liens ci-dessous) dans les rues de Bruxelles lors des manifestations nationales syndicales contre les mesures socio-économiques du gouvernement fédéral Michel (libéral-chrétien-nationaliste flamand). Ce jeudi, une équipe mixte des rédactions des journaux antifascistes néerlandophone Verzet/AFF (Anvers) et francophone RésistanceS.be (Bruxelles) était encore présente à la quatrième manifestation nationale syndicale. Parmi les milliers de manifestants, au moins trois activistes d'extrême droite s'y étaient une nouvelle fois infiltrés. Ils furent directement repérés par Verzet/AFF et RésistanceS.be.



Qui sont-ils ?

Il s'agit d'
Andy H., un membre actif des Autonome nationalisten Vlaanderen (ANV), après l'exclusion toute récente de son dirigeant-fondateur, Chris B.. Comme ce dernier, Andy H. est un pur et dur du courant « national-solidariste ».

Verzet/AFF et RésistanceS.be ont ensuite repéré les néonazis néerlandais
Eite Homan (avec une casquette de l'ABVV/FGTB) et Karl Jan Walle. Comme en 2014 et en mai de cette année. Ils avaient alors participés aux affrontemments violents avec les forces de l'ordre.
Eite Homan et Karl Jan Walle ne sont pas des enfants de coeur de l'« orchestre noir ». Le premier débute sa « carrière politique » dans les années quatre-vingt sur la scène néonazie hollandaise. Il a été pendant de nombreuses années le leader du front « Aktion nationaler sozialisten » (ANS, Front d'action des nationaux-socialistes), et celui de la division néerlandaise de la Racial volunteer Force (RVF, Force des volontaires raciaux), une organisation européenne, dissidente de Blood & Honour (B&H), basée en Grande-Bretagne. Comme B&H, la RVF prône la lutte armée dans le cadre d'une « guerre raciale » à venir. Homan multipliait alors ses contacts avec des néonazis belges, néerlandophones comme francophones.

Pour sa part, Karl Jan Walle est l'un des derniers bras-droits d'Homan. Il a fait son retour dans la mouvance NS (national-socialiste) avec son propre groupe Folksfahne 18 (le chiffre 18 reprend la premier et la huitième lettres de l'alphabet, soit A et H, les initiales d'Adolf Hitler). Un vandalisme d'un mémorial de guerre, sur lequel avait été inscrit une croix gammée et le slogan «Wir sind Zurück" (Nous sommes de retour), lui coûta une peine de prison assortie d'une probation de deux ans.


Réseau néonazi anticapitaliste !

Karl Jan Walle est toujours le responsable de la section du Brabant hollandais du Nord des « Vrije nationalisten » (les Nationalistes libres). Ce groupuscule se revendique comme étant un réseau de nationaux-socialistes, lui même rattaché à l'« Anti-Kapitalistisch netwerk » (AKN). Il s'agit du courant « révolutionnaire » de l'extrême droite radicale animé depuis près de vingt ans par Eite Homan. Pour mieux agir, ce courant s'est « gauchisé », adoptant des slogans, un style et des tactiques des « black block ».

Que viennent donc faire ces néonazis aux manifestations syndicales de Bruxelles ? Sur leur blog internet, les « Vrije nationalisten » dénonçaient il y a quelques temps les «
 idiots utiles qui rejoignent le cirque habituel de la bureaucratie syndicale », mais affirmaient participer aux manifestations bruxelloises pour y « soutenir la lutte autonome et indépendante des travailleurs. ».

Ils n'y distribuent cependant aucun tract, ne semblent avoir aucun contact locaux sur place. Contrairement aux précédentes manifestations, celle de ce jeudi s'est terminée sans un seul incident. Eite Homan et Karl Jan Walle ont alors repris un train en direction d'Anvers, afin de rejoindre les Pays-Bas. Avant un nouveau retour prochain à Bruxelles ?


Rédaction RésistanceS.be

Avec Verzet/AFF Anvers





PHOTOS EXCLUSIVES


© Verzet/AFF (Anvers) et RésistanceS.be (Bruxelles)






















NOS PRÉCÉDENTES RÉVÉLATIONS

dimanche 25 septembre 2016

Coups de poing entre militants d'extrême droite turcs et flamands



[RésistanceS.be – Mercredi 21 septembre 2016]





CONFLIT INTERNE CHEZ LES NATIONALISTES – Il y a quelques années, l'extrême droite turque présente dans l'immigration en Flandre avait reçu le soutien des purs et durs du mouvement nationaliste flamand. Samedi, une manifestation antiturque dans un quartier populaire de Gand a dégénéré en affrontements violents entre militants d'extrême droite flamands d'un côté, nationalistes turcs de l'autre – par Mazyar Khoojinian


Samedi dernier, en début d'après-midi, le Voorpost organisait à Gand une manifestation contre l’intégration de la Turquie à l’Union européenne, sous l’intitulé « Hou Turkije Buiten Europa ! ». Voorpost est un « groupe d'action nationaliste » créé en 1976 et qui participa deux ans plus tard à la création du parti d'extrême droite Vlaams Blok (VB), actif depuis 2004 sous le nom de Vlaams Belang.

Dans la mouvance fasciste turque

L’affiche annonçant l’évènement ciblait à la fois le président turc Recep Tayyip Erdogan, accoutré en sultan ottoman, et la population émigrée turque d’Europe, illustrée par une carte reprenant la proportion de Turcs résidant dans chacun des pays européens. Permise par les autorités locales, cette manifestation rassemblant une centaine de personnes se tenait sur la place Edmond Van Beveren, dans le Bloemenkenswijk, un quartier populaire où vivent notamment de nombreuses familles d’origine turque. C’est également non loin de là que se trouve la mosquée Tevhid (Unicité), affiliée au plan religieux à la Fédération islamique de Belgique, de la tendance de la « Vision nationale – Milli Görüş », et au plan socioculturel au Turkse Unie van België/Belçika Türk Dernekleri Birliği, une fédération d’associations reconnue et subsidiée par la communauté flamande, réputée pour ses liens avec le Büyük Birlik Partisi (BBP, en français : Parti de la Grande unité), un parti fascisant issue d’une dissidence du Parti d’action nationaliste (MHP), la plus importante formation d'extrême droite en Turquie et dans la diaspora turque. Le MHP est également connu par les activités des « Loups Gris », son mouvement militant responsable d'opérations violente contre leurs nombreux ennemis.

Le défilé de samedi des nationalistes flamingants dans ce quartier immigré n'était pas une première.En 2011, c'est le Vlaams Belang qui y avait déjà organisé une manifestation.



Le Voorpost attaqué par des pro-Loups Gris


N’ayant pas été prévenue de la tenue de celle du Voorpost (encore que la police aurait demandé aux commerçants et aux responsables de la mosquée de rester portes closes), une centaine de jeunes turcs, se sont rapidement attroupés pour organiser une contre-manifestation. Sans aucune autorisation, cette dernière fut néanmoins tolérée par les forces de l’ordre présentes sur place.

Au départ pacifique, le rassemblement des nationalistes turcs a pour finir dégénéré. Un autocar amenant des militants du Voorpost fut attaqué avant que la police ne s’interpose entre les deux groupes par le déploiement d’une autopompe et par l’interpellation d’un jeune contre-manifestant.

Aux slogans turcophobes et islamophobes des militants du Voorpost, les jeunes contre-manifestants turcs ne trouvaient rien de mieux que de répondre en faisait le signe de ralliement du « bozkurt işareti » (« geste du loup gris ») (. Une identification claire aux « ülkücü » (idéalistes) du courant nationaliste turc. Complété du chant de l’Ístiklal Marşı (la Marche de l’Indépendance), l’hymne national turc.

Malgré les appels au calme de la police et des responsables politiques locaux d’origine turque, rien n’y fit. Les jeunes turcs en vinrent même à s’attaquer à la police à coups de projectiles avant d’être dispersés par la force.





Jadis alliés, aujourd'hui ennemis

A n’en pas douter, et de l’avis même d’un célèbre journaliste de la presse turcophone de Belgique, connu pour ses prises de positions nationalistes pro-gouvernemntales , le Voorpost a réussi son opération de provocation en transformant sa manifestation à vocation raciste en une « banale » altercation entre groupes fascistes.

Le temps où des militants du Vlaamse militanten orde (VMO), l'organisation d'extrême droite d'action dont le Voorpost est le successeur, et du Vlaams Belang aidaient les les nationalistes fascistes turcs à s’organiser à Anvers est bel et bien révolu !



MAZYAR KHOOJINIAN
Article diffusé simultanément par Suffrage-universel.be




PLUS D'INFOS ?
Quelques liens vers des articles du journal RésistanceS.be




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dimanche 11 septembre 2016

Chili 1973, l'autre 11 septembre




[RésistanceS.be – Dimanche 11 septembre 2016]



Qui se souvient encore des morts du putsch militaire chilien survenu le 11 septembre 1973 et de la dictature sanguinaire qui s’en est suivie ?

Entre 1973 et 1991, le Chili a vécu sous le joug d'une cruelle junte militaire à la solde des intérêts économiques d'une élite.

En 2003, le journal RésistanceS.be proposait un dossier complet et détaillé sur ce sujet.



POUR LE LIRE


Rédaction de RésistanceS.be



 






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vendredi 9 septembre 2016

Le chef du Vlaams Belang avait raison !


[RésistanceS.be – Vendredi 9 septembre 2016]





SONDAGE – Le baromètre politique du quotidien La Libre Belgique confirme la remontée du parti d'extrême droite flamand. Comme l'avait prédit Filip Dewinter, son chef. Ainsi que le yo-yo nationaliste...

Après le début du reflux électoral, aux communales de 2006, puis de l'écrasement électoral, aux législatives de 2010 et 2014, du Vlaams Belang en faveur de la N-VA, le chef du parti d'extrême droite, Filip Dewinter, avait riposté, malgré les claques politiques subies, par une explication optimiste.

Dewinter avait alors prédit, tout de go, que les électeurs VB passés dans l'escarcelle des voix récupérées par le parti de Bart De Wever allaient bien vite être déçus par ses compromissions avec le pouvoir. Et dès lors revenir au bercail.


Yo-yo nationaliste

L'« hypothèse dewinterienne » semble se confirmer avec la publication, ce vendredi, du nouveau baromètre politique du quotidien
La Libre Belgique qui confirme, comme d'autres précédents sondages, la renaissance électorale du Vlaams Belang. En Flandre, le parti d'extrême droite passerait de 5,8 % aux élections législatives de 2014 à plus de 13 % aujourd'hui.

Pour sa part, la N-VA perdrait plus de 7 % de ses électeurs, en passant de 32 % à 25 %. Le yo-yo nationaliste n'est pas fini...




SIMON HARYS
Membre de la rédaction de RésistanceS.be





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Nouvelle soumission à la « lepénisation des esprits » ?


[RésistanceS.be – Jeudi 8 septembre 2016]



POLEMIQUE – Le débat nerveux au sujet de l'influence de Marine Le Pen dans le paysage intello-idéologique va-t-il être relancé par la sortie aujourd'hui en France du livre du traducteur anglais de l'écrivain français Michel Houellebecq ?


L'écrivain polémiste français Michel Houellebecq semble de plus en plus se rapprocher de la solution « lepéniste » pour s'opposer à ladite « islamisation » de la France. Cette menace brandie par l'extrême droite et la droite radicale était d'ailleurs le thème de son dernier roman paru, « Soumission », en 2015 aux éditions Flammarion.

C'est un article publié ce mercredi sur le site du journal français « L'OBS » (*) qui révèle une énième sortie provocatrice d'Houellebecq sur la religion musulmane.


Voter Marine Le Pen

Ce jeudi parait « Mémoires d’outre-France » aux éditions Equateurs. Son auteur est l'universitaire écossais Gavin Bowd, un ami de Michel Houellebecq et traducteur en anglais notamment de « Soumission. Dans son propre ouvrage, Bowd relate que le romancier français avait, en 2013, songé porter sa voix en faveur de Marine Le Pen, la cheffe du Front national.

« L'OBS » a publié ce mercredi un extrait du livre de Gavin Bowd où il est repris une phrase d'Houellebecq tenue un soir de janvier 2013, au cours de l'une de leurs conversations parisiennes : « Je vais donner une interview où j’appellerai à une guerre civile pour éliminer l’islam de France. Je vais appeler à voter pour Marine Le Pen ! ».

Cette révélation pourrait participer aux déjà nombreuses polémiques provoquées par Michel Houellebecq depuis une vingtaine d'années. Ses prises de positions non-conformistes dans le monde de l'édition favorisent aussi le « marketing houellebecquien »


Remake : retour aux années 30 ?

Dans les années trente, des intellectuels français « non-conformistes » avaient déjà rallié les rangs de l'extrême droite. A l'époque, leur soumission aux slogans de l'Ordre nouveau et ensuite, durant l'occupation allemande, leur engagement dans la collaboration pronazie fut suscitée par le danger du dit « péril juif » à la base duquel existait, selon la propagande antisémite de l'époque, un « complot judéo-bolchévique » orchestré par lesdits « sages de Sion » contre l'Occident chrétien.

Les mots pour désigner les cibles changent. Les obsessions restent les mêmes.



MANUEL ABRAMOWICZ
Membre de la rédaction de
RésistanceS.be


(*) « Le soir où Michel Houellebecq a voulu appeler à voterMarine Le Pen », Grégoire Leménager, publié le 7 septembre 2016 sur le site du journal « L'OBS ».



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