samedi 11 février 2017

Vlaams Belang et Parti populaire chez le maitre sanguinaire de Damas




[RésistanceS.be – Vendredi 10 février 2017]


EXTRÊME DROITE ET GUERRE EN SYRIE – Filip Dewinter, leader de l'aile radicale du Vlaams Belang (VB), s'est rendu sur une base militaire des para-commandos russes située dans la ville d'Alep, en Syrie à l'occasion d'un voyage d'une délégation venue de Belgique pour soutenir le maitre de Damas, Bachar el Assad. Avec lui, se trouvait aussi un certain Aldo Carcaci, le seul député fédéral du Parti populaire (PP) - FAUDRA-T-IL EUX AUSSI LES « DÉRADICALISER » ?




Le député flamand Filip Dewinter est le dirigeant du « canal historique » du Vlaams Belang (VB). Le garant de son ADN doctrinal d'origine. D'abord activiste du Front de la jeunesse, un groupe néofaciste « belgicain » (nationaliste belge), il rejoint peu de temps après, au début des années quatre-vingt, la direction du Vlaams Blok, le nom du VB de 1978 à 2004. Dans le
storytelling officiel du parti d'extrême droite indépendantiste flamand, Dewinter est reconnu comme l'un des « fils politiques » de Karel Dillen, le président-fondateur du VB qui fut aussi et surtout un nostalgique indéfectible, jusqu'à sa mort en 2007, de l'Ordre Nouveau nazi mais également un raciste, négationniste et antisémite .



Dewinter chez les paras russes en Syrie

Du 1er au 8 février dernier, Filip Dewinter conduisait, comme déjà en 2015, une délégation en Syrie pour y apporter le soutien de son parti à la dictature assadiste. Dans celle-ci, il y avait aussi deux autres responsables du Vlaams Belang : le député fédéral Jan Penris et le conseiller communal malinois Frank Creyelman, qui fut sénateur de 1999 à 2007 et député régional jusqu'en 2014.

Avec ces trois VBistes, se trouvait encore le député fédéral Aldo Carcaci, le seul élu du Parti populaire (PP). Le PP n'est pas catalogué à l'extrême droite par le CRISP (Centre de recherche et d'informations socio-politiques), cependant la formation populiste, présidée par l'avocat d'affaires bruxellois Michaël Modrikamen, en est indéniablement proche depuis sa création en 2009. Ce voyage commun en Syrie confirme la géolocalisation idéologique sur la scène électorale du PP de plus en plus à la droite extrême, notamment par une sympathie affichée de plus en plus ouvertement pour Marine Le Pen, la présidente du Front national français .

Lors de leur déplacement politique en Syrie, la délégation belge a rencontré Bachar el Assad, le maitre sanguinaire de Damas. Elle
s'est encore rendu à Alep, la ville ravagée par les bombardements massifs russes, comme le fut la ville basque de Guernica par l'aviation allemande en 1937 ou Grozny durant la guerre de Tchétchénie dans les années nonante. A Alep, Filip Dewinter a visité une base militaire des troupes d'élite de l'armée russe. Comme le montre la photo ci-dessus publiée par le magazine antifasciste anglais SEARCHLIGHT (avec lequel est en contact depuis 1997 le journal RESISTANCES.BE).






Liens avec l'extrême droite américaine


Dans un article, publié lundi dernier, SEARCHLIGHT évoque le rôle confidentiel que joue actuellement Filip Dewinter dans la guerre en Syrie. « En mai dernier, Dewinter a prononcé un discours lors de la conférence américaine d'extrême droite sur la Renaissance intitulée ''L'islamisation de l'Europe. Comment l'Europe devient un Etat islamique'' », rapporte le journal anglais. Dans son article, SEARCHLIGHT révèle les liens de Filip Dewinter avec Stephen Bannon, le numéro deux de la Maison blanche et véritable idéologue de la politique de Donald Trump, version ultra-droite suprémaciste (raciste blanc). La mission en Syrie du chef du courant radical du Vlaams Belang ? « De telles réunions renforcent la coopération entre des dictateurs sanglants comme Assad, les Russes, leurs amis aux Etats-Unis et l'extrême droite européenne », conclut le journal d'outre-Manche.


Cette récente visite en Syrie de la délégation parlementaire belge composée d'élus du Vlaams Belang et du Parti populaire n'est donc pas un mini-trip politique anodin, mais s'intègre dans des enjeux géostratégiques internationaux sur un terrain de guerre où les massacres de masse de populations civiles sont quotidiens. Un conflit qui a poussé sur les routes et les mers de l'exil plusieurs millions de syriens, dont une minorité a trouvé pour finir refuge en Europe. Leur accueil dans des conditions parfois très précaires chez nous, présentée comme une « invasion » dans le cadre d'un plan conspirationniste de « grand remplacement », fait l'objet de campagnes de propagande xénophobe et islamophobe orchestrées par l'extrême droite. Dans ce domaine, le Vlaams Belang de Filip Dewinter excelle, comme le PP de Modrikamen d'ailleurs aussi.



« Déradicalisation » Dewinter, Carcaci ...

Concernant le conflit syrien, la question essentielle du moment pour la Belgique – et la plupart des pays européens – est de savoir comment « gérer » le retour de milliers de combattants terroristes et leurs familles partis sur place auprès de l'Organisation de l'Etat islamique (OEI, en arabe « Daesh ») ou dans les rangs d'un autre mouvement salafiste djihadiste ? Les « revenants » posent en effet un danger pour la sécurité intérieur. Certains d'entre eux ayant notamment le projet de poursuivre leur « djihad » en « terre chrétienne ».

Mais les européens soutenant radicalement un des protagonistes impliqués sur le front syrano-irakien ne sont pas que des islamistes, mais également des européens engagés dans un soutien officiel à la dictature assadiste.

La délégation parlementaire flamo-wallonne confirme le soutien radical du Vlaams Belang et du Parti populaire à un régime dictatorial. Filip Dewinter (VB) et Aldo Carcaci (PP) ont manifestement été en contact avec des officiels syriens qui n'ont aucun respect pour la vie humaine, justifient la torture, les exécutions à la chaine de milliers d'opposants, pratiquent des massacres de civiles et bafouent ainsi les valeurs européennes.

Le parlement belge va-t-il proposer une nouvelle loi de « déradicalisation » élargie aux politiciens belges qui partent soutenir Bachar el Assad et fréquenter des auteurs de crimes de guerre ?




MANUEL ABRAMOWICZ & JULIEN MAQUESTIAU
Journal en ligne
RésistanceS.be







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dimanche 8 janvier 2017

Une élue de la N-VA séduite par un ancien officier de la SS flamande




[RésistanceS.be – Dimanche 8 janvier 2017]
[Modification et réactualisation : Lundi 9 janvier 2017]


POLÉMIQUE – Une fois de plus, comme RésistanceS.be l'avait déjà plusieurs fois révélé, la N-VA est associée au passé collaborationniste nazi de la Flandre. Le parti libéral francophone MR va-t-il encore couvrir son allié fédéral ?A SUIVRE CETTE SEMAINE.


Notre partenaire flamand AFF/Verzet a repris sur sa page FB une information révélée, il y a quelques jours, de façon confidentielle sur le réseau social. Objet le 4 janvier dernier d'un article sur le site du BUB (Belgische unie – Union belge), cette information concerne la participation récente d'une jeune mandataire de la N-VA, le parti nationaliste de Bart De Wever et pivot central du gouvernement fédéral conduit par le MR Charles Michel, à un hommage d'anciens combattants flamands. Des soldats de l'Armée belge ? Que nenni. Les combattants en question de jadis sont ceux partis combattre sur le Front de l'Est, durant la Guerre 1939-1945, les soviétiques sous l'uniforme de la Waffen SS, la branche militaire de l'élite idéologique du Troisième Reich nazi. Du côté wallon et bruxellois, les SS locaux étaient alors conduits par un certain Léon Degrelle en personne.




Un Noël avec des ex-SS !

L'élue N-VA se nomme Karlijn Deene. Elle est conseillère communale à Gand, mais surtout l'une des collaboratrices directes de Geert Bourgeois, le ministre-président N-VA de la Région flamande. Rien de moins !

Le 10 décembre dernier, cette Karlijn Deene a rapporté, sans aucune gêne, sur son profil Facebook sa participation à une fête de Noël avec son grand-père à Gand. Cette célébration était organisée par le Vriendenkring Sneyssens (le cercle des amis de Sneyssens). Ce cercle est l'une des nombreuses amicales d'anciens soldats, sous-officiers et officiers nazis flamands du Front de l'Est, mais aussi de soutien à ceux qui parmi eux furent lourdement condamnés à la Libération du pays par la Justice belge pour trahison en faveur de l'occupant.


Séduite par le discours d'un ex-officier SS

Sur sa page Facebook, Karlijn Deene a écrit noir sur blanc que cette fête fut pour elle un « moment captivant quand Oswald Van Ooteghem a rendu hommage aux camarades tombés et décédés. ».

Mais qui est au juste cet orateur si charismatique pour l'élue N-VA ? Oswald Van Ooteghem fut membre de la brigade paramilitaire de la VNV (Alliance nationaliste flamande), le plus important parti d'extrême droite acquis au nazisme hitlérien dans les années 1930-1940. Durant la Deuxième Guerre mondiale, le même individu rejoindra la division SS flamande. Il partit combattre les soviétiques sur le Front de l'Est avec des milliers d'autres jeunes flamands, bruxellois et wallons. Mais Van Ooteghem n'en fut pas un simple soldat. Il y portait le grade d'« Untersturmfürher », soit celui d'un officier de la SS.


Récidive

En 2017, comme les autres « amis de Sneyssens », Oswald Van Ooteghem reste un nostalgique indéfectible de ce moment clé de l'histoire du nationalisme d'extrême droite flamand. Comme la petite-fille de l'un de ses « kamarades », la N-VA Karlijn Deene apparemment.

Ce n'est pas la première fois que des mandataires et des dirigeants du parti du tonitruant Bart De Wever, comme du Vlaams Belang, s'affichent sans aucun complexe dans ce genre de cérémonie. L'organisation d'hommages à des chefs de la collaboration flamande est d'ailleurs régulière dans le nord de la Belgique. Pour la N-VA cela n'est pas un secret. Et surtout, ce n'est pas un problème.




Le MR va-t-il encore couvrir la N-VA ?


Après la révélation plus large de sa participation de ce Noël si particulier des ex-SS flamands, la mandataire N-VA a retiré son post de sa page Facebook. Dans le but préventif sans doute d'éviter un nouveau scandale médiatique et politique sur la participation répétée d'élus du parti nationaliste flamand à des célébrations et autres hommages rendus à des ex-collabos.


Le geste de retrait de la cadre N-VA en question a aussi certainement été fait pour ne pas embarrasser le MR et le gouvernement fédéral conduit par Charles Michel qui, depuis 2014, couvre toutes les « dérives » en la matière de son partenaire nationaliste flamand.


MANUEL ABRAMOWICZ
Rédaction de RésistanceS.be




RésistanceS.be sur les antennes de la RTBF


La télévision publique belge francophone (RTBF) a réalisé une séquence de son journal télévisé de ce lundi 9 janvier 2017 sur les révélations publiées notamment par notre journal sur cette nouvelle affaire polémique pour la N-VA et ses partenaires gouvernementaux. Avec la participation de RésistanceS.be. 
















Images RTBF

> Pour vision cette séquence CLIQUEZ ICI







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Lire notamment nos articles suivants :



Des nostalgiques de van Severen à la N-VA et au CD&V ?




La «Vlaams belanguisation» de la N-VA... 


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RésistanceS.be sur ce blog et sur Facebook tous les jours !


[RésistanceS.be – 29 novembre 2016]


La rédaction du journal d'investigation contre l'extrême droite RésistanceS.be publie ses articles et enquêtes sur ce blog d'informations mais également sur ses deux espaces ouverts sur Facebook.

Vous pouvez nous y retrouver quotidiennement !




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La rédaction de
RésistanceS.be


29 novembre 2016



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dimanche 20 novembre 2016

Echec à Anvers d'une réunion pour un «mouvement patriotique unitaire»



[RésistanceS.be avec Verzet/AFF – Dimanche 20 novembre 2016]

EXCLU – Deux groupuscules, l'un francophone, l'autre néerlandophone, se sont réunis ce samedi dans la ville de Bart De Wever pour lancer la création d'un nouveau mouvement d'extrême droite qui devrait être actif sur l'ensemble du pays. Malgré une mobilisation importante, VERZET/AFF, notre partenaire flamand présent devant la salle de réunion, n'a pu que constater l'échec de ce rassemblement nationaliste.




Ce samedi après-midi, une réunion d'extrême droite néerlandophone et francophone s'est tenue cdans un café d'Anvers. Ses initiateurs étaient le « mouvement NATION » et la « Nieuw-solidaristisch alternatief » (N-SA), l'Alternative nouvelle solidariste. Le premier est le principal groupuscule d'extrême droite francophone, le second est un autre petit groupe « national-solidariste » apparu en Flandre dans la mouvance néonazie (voir liens après notre article).

Le but de ce rassemblement confidentiel était « de lancer le projet d’un mouvement patriotique unitaire au-delà des frontières linguistiques » (sic). NATION et la N-SA ont effectivement l'idée de créer une structure permanente les liant.


Propagande pour cacher l'échec


« Réussite de la réunion unitaire » devant « une salle comble » peut-on lire dans le compte-rendu réalisé par le mouvement NATION à propos du rendez-vous de samedi.

Pourtant, une équipe du journal flamand VERZET, réalisé par l'AFF (Anti-fascistisch front), partenaire du journal francophone RésistanceS.be, a observé la participation que d'une trente de personnes. Ce qui constitué un véritable échec pour ses organisations, contrairement à ce que mentionne leur propagande.

Echec ? En effet : cette réunion était organisée depuis plusieurs semaines, sa mobilisation était régulière pour y faire venir le plus de monde possible. Notre constat : malgré l'air du temp totalement favorable aux populistes, à l'ultra droite et à l'extrême droite nationalistes, NATION et la N-SA sont incapables d'en profiter pour grossir leurs rangs militants. A l'heure actuelle, ces deux groupuscules restent constitués d'un nombre de militants similaire à celui de leur année de création, respectivement en 1999 et en 2007.



Unitaire ! Pour combien de temps ?


Quant à leur « projet d’un mouvement unitaire », signalons que NATION avait déjà « collaboré » dans le passé, pendant plusieurs années, avec la Nieuw-solidaristisch alternatief. Mais suite à des conflits internes avec cette dernière, le groupuscule francophone avait scellé une alliance avec des dissidents de celle-ci regroupés dans le groupe Autonome nationalisten Vlaanderen (ANV).

Il y a quelques mois, NATION a rompu sa « collaboration » avec les ANV. Ce qui explique sa nouvelle alliance du moment avec la N-SA . Qui sera sans doute aussi éphémère que la précédente.




SIMON HARYS
Rédaction de RésistanceS.be

[Avec le journal VERZET / AFF].




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Quelques liens vers des articles du journal RésistanceS.be

  • Portrait de la Nieuw-solidaristisch alternatief (N-SA) ici 


  • Carte d’identité du mouvement Nation ici


  • Le mouvement Nation est-il une milice privée violente ? ici

  • Le procès des « six de NATION » ici

  • Zéro progression pour NATION depuis 16 ans d'existence ici 



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jeudi 29 septembre 2016

Manif syndicale, nouvelle infiltration d'extrême droite



[RésistanceS.be – Jeudi 29 septembre 2016 - Réactua. : 30 septembre 2016, 7 : 36]

EXCLU – Trois néonazis ont été, à nouveau, repérés lors de la quatrième journée nationale des syndicats contre le gouvernement belge qui s'est déroulée ce jeudi à Bruxelles – PHOTOS VERZET ET RESISTANCES.BE




Le 6 novembre 2014 et le 24 mai dernier, nous avions révélé en exclusivité la présence d'activistes d'extrême droite (voir liens ci-dessous) dans les rues de Bruxelles lors des manifestations nationales syndicales contre les mesures socio-économiques du gouvernement fédéral Michel (libéral-chrétien-nationaliste flamand). Ce jeudi, une équipe mixte des rédactions des journaux antifascistes néerlandophone Verzet/AFF (Anvers) et francophone RésistanceS.be (Bruxelles) était encore présente à la quatrième manifestation nationale syndicale. Parmi les milliers de manifestants, au moins trois activistes d'extrême droite s'y étaient une nouvelle fois infiltrés. Ils furent directement repérés par Verzet/AFF et RésistanceS.be.



Qui sont-ils ?

Il s'agit d'
Andy H., un membre actif des Autonome nationalisten Vlaanderen (ANV), après l'exclusion toute récente de son dirigeant-fondateur, Chris B.. Comme ce dernier, Andy H. est un pur et dur du courant « national-solidariste ».

Verzet/AFF et RésistanceS.be ont ensuite repéré les néonazis néerlandais
Eite Homan (avec une casquette de l'ABVV/FGTB) et Karl Jan Walle. Comme en 2014 et en mai de cette année. Ils avaient alors participés aux affrontemments violents avec les forces de l'ordre.
Eite Homan et Karl Jan Walle ne sont pas des enfants de coeur de l'« orchestre noir ». Le premier débute sa « carrière politique » dans les années quatre-vingt sur la scène néonazie hollandaise. Il a été pendant de nombreuses années le leader du front « Aktion nationaler sozialisten » (ANS, Front d'action des nationaux-socialistes), et celui de la division néerlandaise de la Racial volunteer Force (RVF, Force des volontaires raciaux), une organisation européenne, dissidente de Blood & Honour (B&H), basée en Grande-Bretagne. Comme B&H, la RVF prône la lutte armée dans le cadre d'une « guerre raciale » à venir. Homan multipliait alors ses contacts avec des néonazis belges, néerlandophones comme francophones.

Pour sa part, Karl Jan Walle est l'un des derniers bras-droits d'Homan. Il a fait son retour dans la mouvance NS (national-socialiste) avec son propre groupe Folksfahne 18 (le chiffre 18 reprend la premier et la huitième lettres de l'alphabet, soit A et H, les initiales d'Adolf Hitler). Un vandalisme d'un mémorial de guerre, sur lequel avait été inscrit une croix gammée et le slogan «Wir sind Zurück" (Nous sommes de retour), lui coûta une peine de prison assortie d'une probation de deux ans.


Réseau néonazi anticapitaliste !

Karl Jan Walle est toujours le responsable de la section du Brabant hollandais du Nord des « Vrije nationalisten » (les Nationalistes libres). Ce groupuscule se revendique comme étant un réseau de nationaux-socialistes, lui même rattaché à l'« Anti-Kapitalistisch netwerk » (AKN). Il s'agit du courant « révolutionnaire » de l'extrême droite radicale animé depuis près de vingt ans par Eite Homan. Pour mieux agir, ce courant s'est « gauchisé », adoptant des slogans, un style et des tactiques des « black block ».

Que viennent donc faire ces néonazis aux manifestations syndicales de Bruxelles ? Sur leur blog internet, les « Vrije nationalisten » dénonçaient il y a quelques temps les «
 idiots utiles qui rejoignent le cirque habituel de la bureaucratie syndicale », mais affirmaient participer aux manifestations bruxelloises pour y « soutenir la lutte autonome et indépendante des travailleurs. ».

Ils n'y distribuent cependant aucun tract, ne semblent avoir aucun contact locaux sur place. Contrairement aux précédentes manifestations, celle de ce jeudi s'est terminée sans un seul incident. Eite Homan et Karl Jan Walle ont alors repris un train en direction d'Anvers, afin de rejoindre les Pays-Bas. Avant un nouveau retour prochain à Bruxelles ?


Rédaction RésistanceS.be

Avec Verzet/AFF Anvers





PHOTOS EXCLUSIVES


© Verzet/AFF (Anvers) et RésistanceS.be (Bruxelles)






















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