dimanche 8 janvier 2017

Une élue de la N-VA séduite par un ancien officier de la SS flamande




[RésistanceS.be – Dimanche 8 janvier 2017]
[Modification et réactualisation : Lundi 9 janvier 2017]


POLÉMIQUE – Une fois de plus, comme RésistanceS.be l'avait déjà plusieurs fois révélé, la N-VA est associée au passé collaborationniste nazi de la Flandre. Le parti libéral francophone MR va-t-il encore couvrir son allié fédéral ?A SUIVRE CETTE SEMAINE.


Notre partenaire flamand AFF/Verzet a repris sur sa page FB une information révélée, il y a quelques jours, de façon confidentielle sur le réseau social. Objet le 4 janvier dernier d'un article sur le site du BUB (Belgische unie – Union belge), cette information concerne la participation récente d'une jeune mandataire de la N-VA, le parti nationaliste de Bart De Wever et pivot central du gouvernement fédéral conduit par le MR Charles Michel, à un hommage d'anciens combattants flamands. Des soldats de l'Armée belge ? Que nenni. Les combattants en question de jadis sont ceux partis combattre sur le Front de l'Est, durant la Guerre 1939-1945, les soviétiques sous l'uniforme de la Waffen SS, la branche militaire de l'élite idéologique du Troisième Reich nazi. Du côté wallon et bruxellois, les SS locaux étaient alors conduits par un certain Léon Degrelle en personne.




Un Noël avec des ex-SS !

L'élue N-VA se nomme Karlijn Deene. Elle est conseillère communale à Gand, mais surtout l'une des collaboratrices directes de Geert Bourgeois, le ministre-président N-VA de la Région flamande. Rien de moins !

Le 10 décembre dernier, cette Karlijn Deene a rapporté, sans aucune gêne, sur son profil Facebook sa participation à une fête de Noël avec son grand-père à Gand. Cette célébration était organisée par le Vriendenkring Sneyssens (le cercle des amis de Sneyssens). Ce cercle est l'une des nombreuses amicales d'anciens soldats, sous-officiers et officiers nazis flamands du Front de l'Est, mais aussi de soutien à ceux qui parmi eux furent lourdement condamnés à la Libération du pays par la Justice belge pour trahison en faveur de l'occupant.


Séduite par le discours d'un ex-officier SS

Sur sa page Facebook, Karlijn Deene a écrit noir sur blanc que cette fête fut pour elle un « moment captivant quand Oswald Van Ooteghem a rendu hommage aux camarades tombés et décédés. ».

Mais qui est au juste cet orateur si charismatique pour l'élue N-VA ? Oswald Van Ooteghem fut membre de la brigade paramilitaire de la VNV (Alliance nationaliste flamande), le plus important parti d'extrême droite acquis au nazisme hitlérien dans les années 1930-1940. Durant la Deuxième Guerre mondiale, le même individu rejoindra la division SS flamande. Il partit combattre les soviétiques sur le Front de l'Est avec des milliers d'autres jeunes flamands, bruxellois et wallons. Mais Van Ooteghem n'en fut pas un simple soldat. Il y portait le grade d'« Untersturmfürher », soit celui d'un officier de la SS.


Récidive

En 2017, comme les autres « amis de Sneyssens », Oswald Van Ooteghem reste un nostalgique indéfectible de ce moment clé de l'histoire du nationalisme d'extrême droite flamand. Comme la petite-fille de l'un de ses « kamarades », la N-VA Karlijn Deene apparemment.

Ce n'est pas la première fois que des mandataires et des dirigeants du parti du tonitruant Bart De Wever, comme du Vlaams Belang, s'affichent sans aucun complexe dans ce genre de cérémonie. L'organisation d'hommages à des chefs de la collaboration flamande est d'ailleurs régulière dans le nord de la Belgique. Pour la N-VA cela n'est pas un secret. Et surtout, ce n'est pas un problème.




Le MR va-t-il encore couvrir la N-VA ?


Après la révélation plus large de sa participation de ce Noël si particulier des ex-SS flamands, la mandataire N-VA a retiré son post de sa page Facebook. Dans le but préventif sans doute d'éviter un nouveau scandale médiatique et politique sur la participation répétée d'élus du parti nationaliste flamand à des célébrations et autres hommages rendus à des ex-collabos.


Le geste de retrait de la cadre N-VA en question a aussi certainement été fait pour ne pas embarrasser le MR et le gouvernement fédéral conduit par Charles Michel qui, depuis 2014, couvre toutes les « dérives » en la matière de son partenaire nationaliste flamand.


MANUEL ABRAMOWICZ
Rédaction de RésistanceS.be




RésistanceS.be sur les antennes de la RTBF


La télévision publique belge francophone (RTBF) a réalisé une séquence de son journal télévisé de ce lundi 9 janvier 2017 sur les révélations publiées notamment par notre journal sur cette nouvelle affaire polémique pour la N-VA et ses partenaires gouvernementaux. Avec la participation de RésistanceS.be. 
















Images RTBF

> Pour vision cette séquence CLIQUEZ ICI







PLUS D'INFOS ?

Lire notamment nos articles suivants :



Des nostalgiques de van Severen à la N-VA et au CD&V ?




La «Vlaams belanguisation» de la N-VA... 


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RésistanceS.be sur ce blog et sur Facebook tous les jours !


[RésistanceS.be – 29 novembre 2016]


La rédaction du journal d'investigation contre l'extrême droite RésistanceS.be publie ses articles et enquêtes sur ce blog d'informations mais également sur ses deux espaces ouverts sur Facebook.

Vous pouvez nous y retrouver quotidiennement !




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La rédaction de
RésistanceS.be


29 novembre 2016



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dimanche 20 novembre 2016

Echec à Anvers d'une réunion pour un «mouvement patriotique unitaire»



[RésistanceS.be avec Verzet/AFF – Dimanche 20 novembre 2016]

EXCLU – Deux groupuscules, l'un francophone, l'autre néerlandophone, se sont réunis ce samedi dans la ville de Bart De Wever pour lancer la création d'un nouveau mouvement d'extrême droite qui devrait être actif sur l'ensemble du pays. Malgré une mobilisation importante, VERZET/AFF, notre partenaire flamand présent devant la salle de réunion, n'a pu que constater l'échec de ce rassemblement nationaliste.




Ce samedi après-midi, une réunion d'extrême droite néerlandophone et francophone s'est tenue cdans un café d'Anvers. Ses initiateurs étaient le « mouvement NATION » et la « Nieuw-solidaristisch alternatief » (N-SA), l'Alternative nouvelle solidariste. Le premier est le principal groupuscule d'extrême droite francophone, le second est un autre petit groupe « national-solidariste » apparu en Flandre dans la mouvance néonazie (voir liens après notre article).

Le but de ce rassemblement confidentiel était « de lancer le projet d’un mouvement patriotique unitaire au-delà des frontières linguistiques » (sic). NATION et la N-SA ont effectivement l'idée de créer une structure permanente les liant.


Propagande pour cacher l'échec


« Réussite de la réunion unitaire » devant « une salle comble » peut-on lire dans le compte-rendu réalisé par le mouvement NATION à propos du rendez-vous de samedi.

Pourtant, une équipe du journal flamand VERZET, réalisé par l'AFF (Anti-fascistisch front), partenaire du journal francophone RésistanceS.be, a observé la participation que d'une trente de personnes. Ce qui constitué un véritable échec pour ses organisations, contrairement à ce que mentionne leur propagande.

Echec ? En effet : cette réunion était organisée depuis plusieurs semaines, sa mobilisation était régulière pour y faire venir le plus de monde possible. Notre constat : malgré l'air du temp totalement favorable aux populistes, à l'ultra droite et à l'extrême droite nationalistes, NATION et la N-SA sont incapables d'en profiter pour grossir leurs rangs militants. A l'heure actuelle, ces deux groupuscules restent constitués d'un nombre de militants similaire à celui de leur année de création, respectivement en 1999 et en 2007.



Unitaire ! Pour combien de temps ?


Quant à leur « projet d’un mouvement unitaire », signalons que NATION avait déjà « collaboré » dans le passé, pendant plusieurs années, avec la Nieuw-solidaristisch alternatief. Mais suite à des conflits internes avec cette dernière, le groupuscule francophone avait scellé une alliance avec des dissidents de celle-ci regroupés dans le groupe Autonome nationalisten Vlaanderen (ANV).

Il y a quelques mois, NATION a rompu sa « collaboration » avec les ANV. Ce qui explique sa nouvelle alliance du moment avec la N-SA . Qui sera sans doute aussi éphémère que la précédente.




SIMON HARYS
Rédaction de RésistanceS.be

[Avec le journal VERZET / AFF].




PLUS D'INFOS ?

Quelques liens vers des articles du journal RésistanceS.be

  • Portrait de la Nieuw-solidaristisch alternatief (N-SA) ici 


  • Carte d’identité du mouvement Nation ici


  • Le mouvement Nation est-il une milice privée violente ? ici

  • Le procès des « six de NATION » ici

  • Zéro progression pour NATION depuis 16 ans d'existence ici 



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jeudi 29 septembre 2016

Manif syndicale, nouvelle infiltration d'extrême droite



[RésistanceS.be – Jeudi 29 septembre 2016 - Réactua. : 30 septembre 2016, 7 : 36]

EXCLU – Trois néonazis ont été, à nouveau, repérés lors de la quatrième journée nationale des syndicats contre le gouvernement belge qui s'est déroulée ce jeudi à Bruxelles – PHOTOS VERZET ET RESISTANCES.BE




Le 6 novembre 2014 et le 24 mai dernier, nous avions révélé en exclusivité la présence d'activistes d'extrême droite (voir liens ci-dessous) dans les rues de Bruxelles lors des manifestations nationales syndicales contre les mesures socio-économiques du gouvernement fédéral Michel (libéral-chrétien-nationaliste flamand). Ce jeudi, une équipe mixte des rédactions des journaux antifascistes néerlandophone Verzet/AFF (Anvers) et francophone RésistanceS.be (Bruxelles) était encore présente à la quatrième manifestation nationale syndicale. Parmi les milliers de manifestants, au moins trois activistes d'extrême droite s'y étaient une nouvelle fois infiltrés. Ils furent directement repérés par Verzet/AFF et RésistanceS.be.



Qui sont-ils ?

Il s'agit d'
Andy H., un membre actif des Autonome nationalisten Vlaanderen (ANV), après l'exclusion toute récente de son dirigeant-fondateur, Chris B.. Comme ce dernier, Andy H. est un pur et dur du courant « national-solidariste ».

Verzet/AFF et RésistanceS.be ont ensuite repéré les néonazis néerlandais
Eite Homan (avec une casquette de l'ABVV/FGTB) et Karl Jan Walle. Comme en 2014 et en mai de cette année. Ils avaient alors participés aux affrontemments violents avec les forces de l'ordre.
Eite Homan et Karl Jan Walle ne sont pas des enfants de coeur de l'« orchestre noir ». Le premier débute sa « carrière politique » dans les années quatre-vingt sur la scène néonazie hollandaise. Il a été pendant de nombreuses années le leader du front « Aktion nationaler sozialisten » (ANS, Front d'action des nationaux-socialistes), et celui de la division néerlandaise de la Racial volunteer Force (RVF, Force des volontaires raciaux), une organisation européenne, dissidente de Blood & Honour (B&H), basée en Grande-Bretagne. Comme B&H, la RVF prône la lutte armée dans le cadre d'une « guerre raciale » à venir. Homan multipliait alors ses contacts avec des néonazis belges, néerlandophones comme francophones.

Pour sa part, Karl Jan Walle est l'un des derniers bras-droits d'Homan. Il a fait son retour dans la mouvance NS (national-socialiste) avec son propre groupe Folksfahne 18 (le chiffre 18 reprend la premier et la huitième lettres de l'alphabet, soit A et H, les initiales d'Adolf Hitler). Un vandalisme d'un mémorial de guerre, sur lequel avait été inscrit une croix gammée et le slogan «Wir sind Zurück" (Nous sommes de retour), lui coûta une peine de prison assortie d'une probation de deux ans.


Réseau néonazi anticapitaliste !

Karl Jan Walle est toujours le responsable de la section du Brabant hollandais du Nord des « Vrije nationalisten » (les Nationalistes libres). Ce groupuscule se revendique comme étant un réseau de nationaux-socialistes, lui même rattaché à l'« Anti-Kapitalistisch netwerk » (AKN). Il s'agit du courant « révolutionnaire » de l'extrême droite radicale animé depuis près de vingt ans par Eite Homan. Pour mieux agir, ce courant s'est « gauchisé », adoptant des slogans, un style et des tactiques des « black block ».

Que viennent donc faire ces néonazis aux manifestations syndicales de Bruxelles ? Sur leur blog internet, les « Vrije nationalisten » dénonçaient il y a quelques temps les «
 idiots utiles qui rejoignent le cirque habituel de la bureaucratie syndicale », mais affirmaient participer aux manifestations bruxelloises pour y « soutenir la lutte autonome et indépendante des travailleurs. ».

Ils n'y distribuent cependant aucun tract, ne semblent avoir aucun contact locaux sur place. Contrairement aux précédentes manifestations, celle de ce jeudi s'est terminée sans un seul incident. Eite Homan et Karl Jan Walle ont alors repris un train en direction d'Anvers, afin de rejoindre les Pays-Bas. Avant un nouveau retour prochain à Bruxelles ?


Rédaction RésistanceS.be

Avec Verzet/AFF Anvers





PHOTOS EXCLUSIVES


© Verzet/AFF (Anvers) et RésistanceS.be (Bruxelles)






















NOS PRÉCÉDENTES RÉVÉLATIONS

dimanche 25 septembre 2016

Coups de poing entre militants d'extrême droite turcs et flamands



[RésistanceS.be – Mercredi 21 septembre 2016]





CONFLIT INTERNE CHEZ LES NATIONALISTES – Il y a quelques années, l'extrême droite turque présente dans l'immigration en Flandre avait reçu le soutien des purs et durs du mouvement nationaliste flamand. Samedi, une manifestation antiturque dans un quartier populaire de Gand a dégénéré en affrontements violents entre militants d'extrême droite flamands d'un côté, nationalistes turcs de l'autre – par Mazyar Khoojinian


Samedi dernier, en début d'après-midi, le Voorpost organisait à Gand une manifestation contre l’intégration de la Turquie à l’Union européenne, sous l’intitulé « Hou Turkije Buiten Europa ! ». Voorpost est un « groupe d'action nationaliste » créé en 1976 et qui participa deux ans plus tard à la création du parti d'extrême droite Vlaams Blok (VB), actif depuis 2004 sous le nom de Vlaams Belang.

Dans la mouvance fasciste turque

L’affiche annonçant l’évènement ciblait à la fois le président turc Recep Tayyip Erdogan, accoutré en sultan ottoman, et la population émigrée turque d’Europe, illustrée par une carte reprenant la proportion de Turcs résidant dans chacun des pays européens. Permise par les autorités locales, cette manifestation rassemblant une centaine de personnes se tenait sur la place Edmond Van Beveren, dans le Bloemenkenswijk, un quartier populaire où vivent notamment de nombreuses familles d’origine turque. C’est également non loin de là que se trouve la mosquée Tevhid (Unicité), affiliée au plan religieux à la Fédération islamique de Belgique, de la tendance de la « Vision nationale – Milli Görüş », et au plan socioculturel au Turkse Unie van België/Belçika Türk Dernekleri Birliği, une fédération d’associations reconnue et subsidiée par la communauté flamande, réputée pour ses liens avec le Büyük Birlik Partisi (BBP, en français : Parti de la Grande unité), un parti fascisant issue d’une dissidence du Parti d’action nationaliste (MHP), la plus importante formation d'extrême droite en Turquie et dans la diaspora turque. Le MHP est également connu par les activités des « Loups Gris », son mouvement militant responsable d'opérations violente contre leurs nombreux ennemis.

Le défilé de samedi des nationalistes flamingants dans ce quartier immigré n'était pas une première.En 2011, c'est le Vlaams Belang qui y avait déjà organisé une manifestation.



Le Voorpost attaqué par des pro-Loups Gris


N’ayant pas été prévenue de la tenue de celle du Voorpost (encore que la police aurait demandé aux commerçants et aux responsables de la mosquée de rester portes closes), une centaine de jeunes turcs, se sont rapidement attroupés pour organiser une contre-manifestation. Sans aucune autorisation, cette dernière fut néanmoins tolérée par les forces de l’ordre présentes sur place.

Au départ pacifique, le rassemblement des nationalistes turcs a pour finir dégénéré. Un autocar amenant des militants du Voorpost fut attaqué avant que la police ne s’interpose entre les deux groupes par le déploiement d’une autopompe et par l’interpellation d’un jeune contre-manifestant.

Aux slogans turcophobes et islamophobes des militants du Voorpost, les jeunes contre-manifestants turcs ne trouvaient rien de mieux que de répondre en faisait le signe de ralliement du « bozkurt işareti » (« geste du loup gris ») (. Une identification claire aux « ülkücü » (idéalistes) du courant nationaliste turc. Complété du chant de l’Ístiklal Marşı (la Marche de l’Indépendance), l’hymne national turc.

Malgré les appels au calme de la police et des responsables politiques locaux d’origine turque, rien n’y fit. Les jeunes turcs en vinrent même à s’attaquer à la police à coups de projectiles avant d’être dispersés par la force.





Jadis alliés, aujourd'hui ennemis

A n’en pas douter, et de l’avis même d’un célèbre journaliste de la presse turcophone de Belgique, connu pour ses prises de positions nationalistes pro-gouvernemntales , le Voorpost a réussi son opération de provocation en transformant sa manifestation à vocation raciste en une « banale » altercation entre groupes fascistes.

Le temps où des militants du Vlaamse militanten orde (VMO), l'organisation d'extrême droite d'action dont le Voorpost est le successeur, et du Vlaams Belang aidaient les les nationalistes fascistes turcs à s’organiser à Anvers est bel et bien révolu !



MAZYAR KHOOJINIAN
Article diffusé simultanément par Suffrage-universel.be




PLUS D'INFOS ?
Quelques liens vers des articles du journal RésistanceS.be




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