jeudi 24 décembre 2015

Faux profil Facebook : comme RésistanceS.be, la RTBF et Le Vif/L'Express hier, la VRT en fait un maintenant ...



[RésistanceS.be – Jeudi 17 décembre 2015 -  Modif. 24 décembre 2015]




JOURNALISME « UNDERCOVER » - Les journalistes - qui enquêtent sur des sujets délicats et dangereux - peuvent-ils avancer masqués sur les réseaux sociaux ? Le journalisme d'investigation « undercover » le justifie-t-il ? Malgré une condamnation judiciaire, la méthode est toujours utilisée par la presse. Comme le montre ce nouveau cas.


En mai 2014, poursuivis initialement pour cinq motifs différents d'inculpation, suite à une plainte déposée, en 2010, contre eux par Georges-Pierre Tonnelier, alors secrétaire-général du Front National belge (FN, celui qui avait scellé une alliance électorale avec le mouvement « national-solidariste » Nation), Julien Maquestiau et Manuel Abramowicz de RésistanceS.be étaient sanctionnés au final, après une longue saga judiciaire, par la justice pour une seule infraction.

Laquelle ? La création - décidée par le comité de rédaction du journal RésistanceS.be - d'un profil Facebook imaginaire. La raison : une « enquête undercover » de RésistanceS.be pour connaitre la façon d'agir de l'extrême droite sur Facebook à des fins de propagande et de recrutement de sympathisants.


Journalisme d'investigation

Auparavant, avant l'utilisation massive d'Internet, des journalistes de RésistanceS.be comme bien d'autres, respectant à la lettre les méthodes du journalisme d'investigation, avaient assisté à des réunions, des conférences, des meetings ou des manifestations d'extrême droite sous de faux oripeaux, soit de manière masquée. Suivant ainsi les exemples de journalistes célèbres, comme l'allemand Günter Walraff ou la française Florence Aubenas.

© Image RTBF



Ce mercredi soir, le journal télévisé de 19 h 30 de la RTBF (diffusé sur sa chaine la Une) consacrait un reportage sur les dangers que peut représenter Facebook pour les adolescents. Durant ce reportage, une référence a été faite à la création par une journaliste de l'émission « Koppen » de la VRT (télévision publique flamande) d'un faux profil Facebook. Celle-ci s'était fait passée pour un jeune garçon.



VRT, RTBF, Le Vif/L'Express... comme RésistanceS.be


Il y a plusieurs mois, c'est une journaliste de l'émission « Devoirs d'enquête » de la RTBF qui avait également créée un faux profil sur ce réseau social enfin de mener une enquête sur le recrutement de jeunes belges pour partir combattre en Syrie (1). Auparavant, pour une enquête identique sur le même sujet, publiée dans l'hebdomadaire belge Le Vif/L'Express, c'est une journaliste qui avait procédé avec cette méthode « undercover » (2).

Les télévisions publiques belges et ce journal seront-ils a leur tour poursuivi par la Justice, comme RésistanceS.be le fut ou cela confirme que l'usage de faux profils, par des journalistes et pour le besoin d'enquêtes délicates et dangereuses sur les réseaux sociaux est accepté par la profession ? Pour notre part, nous plaidons pour la seconde hypothèse. Ce qui donne dès lors raison à RésistanceS.be de l'avoir fait.


SIMON HARYS
Membre de la rédaction de
RésistanceS.be





Déjà avant la création de RésistanceS.be, Manuel Abramowicz lors d'une enquête journalistique « undercover » au coeur d'une manifestation du Vlaams Blok (le nom jusqu'en 2004 de l'actuel Vlaams Belang). Devant lui : Filip Dewinter et Gerlof Annemans, les dirigeants en chef de ce parti d'extrême droite.



Notes :
  1. Lire l'article du journal RésistanceS.be, publié sur son blog d'information le 5 mai dernier : Faux profil Facebook pour une journaliste de la RTBF, comme RésistanceS.be


  2. Lire l'article signé par Warda Salame publié, le 23 janvier 2014, sur le site de l'hebdomadaire belge Le Vif/L'Express : Comment le Net enrôle de jeunes Belges en Syrie


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mercredi 23 décembre 2015

Procès des « six de NATION » : compte-rendu de l'audience du 15 décembre 2015


[RésistanceS.be – Mardi 15 décembre 2015 – Réactualisé : 16 décembre 2015]

TOUJOURS PRESENT dans la salle du tribunal correctionnel de Bruxelles, le journal antifasciste RésistanceS.be poursuit de relater, sous la forme d'épisodes d'une série judiciaire, le procès des cinq membres et du dirigeant de NATION, pour lynchage d'un SDF d'origine polonaise, coups contre des policiers et deux militaires. 

Entamé en septembre dernier, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, le procès des « six de NATION » s'est poursuivi, comme hier, ce mardi 15 décembre. Cette affaire de délinquance urbaine concerne le tabassage d'un SDF d'origine polonaise et les violences faites sur des agents de police et deux militaires commis, le 1
er juin dernier dans le quartier du Parlement européen de Bruxelles, par des militants de NATION, un mouvement d'extrême droite radicale. Comme pour les trois autres audiences, les journaux antifascistes RésistanceS.be (Bruxelles) et Verzet (Anvers) y étaient. Ainsi que Le Soir, l'agence Belga et une équipe de Télébruxelles.



 Plaidoirie de la procureure du roi

« Monsieur Pascal Cornet a voulu donné une ''leçon'' à monsieur P. (la victime), qui était alors au sol après avoir reçu de nombreux coups, en lui tapant une bouteille sur la tête ! J'espère que c'est le tribunal qui donnera une sérieuse leçon à monsieur Cornet », lança, les yeux dans les yeux, la procureure du Roi en direction de ce dirigeant de NATION impliqué dans ce lynchage particulièrement violent et lâche.

Après un réquisitoire incisif, la magistrate demandera que soit retenu contre les six inculpés des circonstances aggravantes pour les coups qu'ils portèrent en juin dernier. Les éléments pour les déterminer : les cris de singes criés en direction des personnes étrangères passant devant eux, l'appartenance au mouvement d'extrême droite NATION et le contexte qui a précédé leur passage à l'acte, une contre-manifestation ratée contre des « sans-papiers ».

Pour ces faits extrêmement graves, des peines sévères sont réclamées : entre 15 mois et 2 ans de prison.
© Photo RésistanceS.be











Plaidoiries des avocats des inculpés

Certains ont affirmé qu'« il ne s'agissait ici pas du procès du mouvement Nation, mais des prévenus ». Leur stratégie étant de dissocier la violence commise par ces derniers de leur appartenant à ce mouvement d'extrême droite. Pour leur part, d'autres avocats ont plaidé contre le parquet de Bruxelles qui aurait enfreint la loi antidiscrimination sur la base du motif d'appartenance politique en souhaitant condamner les « six de Nation » pour leur adhésion à NATION !

Du même coup, trois avocats de la défense ont développé un argumentaire, en zig-zag, présentant le SDF qui fut laissé pour mort au sol (selon les secouristes appelés par des témoins de la scène de violence) non pas comme la victime, mais comme... l'agresseur des militants de NATION. En soit, le monde à l'envers.

L'avocat de Lucas H., uniquement poursuivi pour des coups donnés contre des policiers et militaires, a plaidé l'acquittement de son client (une demande acceptée par la procureure du roi). Les autres avocats, sur la base des aveux de leurs clients, demanderont des peines de complaisance : condamnation à des heures de travail au service de la société, avec en bonus des sursis, accompagnés néanmoins de l'obligation de se faire suivre par un psychologue, de suivre une formation à la gestion de la violence...

PROCHAINE AUDIENCE
Les répliques des avocats des trois parties civiles ont été fixées au mercredi 20 janvier prochain.


Compte-rendu d'audience :
RésistanceS.be / M.AZ

© Photos RésistanceS.be


























LE DOSSIER !

SUR CE PROCES > LES ARTICLES DE RESISTANCES.BE


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Reprise du procès contre les militants de NATION ce lundi



[RésistanceS.be – Lundi 14 décembre 2015]




© Photo RésistanceS.be
AUDIENCE DU 14 DECEMBRE - En juin dernier, un SDF polonais, des policiers et des militaires avaient été blessés par cinq militants et un dirigeant de NATION, un mouvement radical d'extrême droite. Leur procès s'est poursuivi ce lundi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles - RESISTANCES.BE Y ETAIT AUSSI – COMPTE-RENDU ET PHOTOS.


Ce lundi matin s'est déroulé une nouvelle audience de ce procès débuté en septembre dernier. Plusieurs membres de la rédaction de RésistanceS.be et de Verzet, le journal flamand en ligne contre l'extrême droite, y étaient présents comme lors des deux autres audiences. Ainsi que des militants antifascistes.

Ce matin, le juge du tribunal correctionnel de Bruxelles a procédé à l'instruction d'audience des six prévenus dans ce dossier. Pascal Cornet (47 ans), un des dirigeants de NATION, Lucas H. (20 ans), Jonathan D. (32 ans), Gregory B. (24 ans), Geoffrey B. (25 ans) et Andy VDH. (28 ans) ont défilé, les uns après les autres, à la barre. Fixes comme des « i » devant Dame justice, ils ont été interrogés par un juge qui connait très bien le dossier. Et qui ne laisse rien passer.

Un des inculpés © Photo RésistanceS.be
Premier constat : il existe de nombreuses contradictions dans les multiples versions des faits relatées par les inculpés lors de l'instruction judiciaire de ce dossier.

Après la vision de différentes vidéos sur le lynchage du SDF d'origine polonaise, les avocats des parties civiles ont ensuite plaidé. D'abord ce fut l'avocate du SDF, suivie de celui du Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme, puis de la zone de la police d'Ixelles et des deux policiers victimes des coups portés contre eux par les militants de Nation qu'ils avaient arrêtés dans leur fuite vers la gare du Luxembourg, à quelques mètres à pied du lieu de l'agression.


© Photo RésistanceS.be
Cris de singe et milice privée

Il fut notamment démontré lors de ces plaidoiries que les auteurs de ces faits, d'une extrêmement violence, étaient bien membres de NATION.

Un mouvement politique d'extrême droite dont les militants ne peuvent s'empêcher de faire des « cris de singe » au passage devant eux de toute personne étrangère. Selon un témoin, cité par l'avocat d'une des parties civiles, ce fut encore le cas le 1er juin dernier, juste avant le passage à tabac du SDF polonais.

Pour ces avocats, il est évident que NATION agit, depuis plusieurs années, sur le modèle d'un « service d'ordre » et d'une « milice privée » voulant se substituer à la police. Une police que NATION considère d'ailleurs comme « corrompue » (sic) et ne faisant pas son job contre les « immigrés illégaux ».


Pascal Cornet, dirigeant de NATION
© Photo RésistanceS.be

Nouvelle violence de NATION

A la sortie de l'audience de ce matin, le président bruxellois de NATION, Eddy De Smedt (un transfuge du Front national belge) a violemment bousculé, sur les marches du palais de Justice de Bruxelles, le photographe de RésistanceS.be, devant deux soldats de l'Armée belge.

Ce nouvel incident démontre une fois encore que NATION utilise des méthodes violentes contre ses adversaires, qu'il considère être des ennemis, comme en temps de guerre.

Le procès des « six de NATION » se poursuivra demain matin avec le réquisitoire de la Procureure du Roi et les plaidoiries des avocats des inculpés.


Compte-rendu de RésistanceS.be

[Manuel Abramowicz & Julien Maquestiau
Photos : Bart Lemmens]



> Des militaires belges ont dû une nouvelle fois intervenir, ici sur les marches
du Palais de justice de Bruxelles © Photo RésistanceS.be – Bart Lemmens




A LIRE ENCORE



© Article du journal en ligne RésistanceS.be | Bruxelles | Lundi 14 décembre 2015 | info@resistances.be | Archives (1997-2014) : www.resistances.be RésistanceS.be est aussi sur FACEBOOK ICI

De retour de la conférence de Theo Francken au Cercle de Lorraine... RésistanceS.be est ni-ni !



[RésistanceS.be – Samedi 12 décembre 2015 – Réactualisé le 16 décembre 2015]





COMPTE-RENDU SUR UNE POLEMIQUE - Ce vendredi, au nom du journal antifasciste RésistanceS.be, je me suis rendu au Cercle de Lorraine, situé en face du Palais de justice de Bruxelles. A la demande de l'une des relations publiques de ce club de patrons et autres hommes d'affaires, j'y étais pour présenter Theo Francken, le secrétaire d'Etat fédéral à l'asile et à la migration. Ce qui ne fut pas du goût d'un publiciste blogueur, d'antifascistes fondamentalistes, de la galaxie Dieudonné belge, de néonazis, d'un journal d'ultradroite populiste et de plusieurs membres éminents du cercle en question - PAR MANUEL ABRAMOWICZ


Avant d'y aller, RésistanceS.be a été sévèrement critiqué par une escouade de vierges effarouchées de l'antifascisme thérapeutique. Notre crime, notamment : « aller servir la soupe à un leader d'un parti d'extrême droite » (Marcel S.) et que les « positions antiracistes et de classe de (RésistanceS.be) sont très flexibles » (Thomas E.).

A la fin de ma présentation (voir ci-dessous son texte) du conférencier sulfureux pour la gauche bien pensante, Theo Francken (N-VA), le secrétaire d'Etat à l'asile et à la migration du gouvernement fédéral de Charles Michel (MR), un remous s'est très vite exprimé dans la salle, accompagné de cris d'orfraie : « lamentables » (sic) et « c'est un scandale » (resic).

Après le déjeuner-conférence, plusieurs membres du Cercle se sont plaints de la « scandaleuse présentation » qui fut faite de leur invité ! « Du jamais vue en nos murs », dira l'un. « Mais où donc avez-vous été éduqué ? Que vous a appris votre maman », m'interpella un autre...

Comme je pus le constater, ainsi que l'avocat Alexis Deswaef, le président de la Ligue des droits de l'Homme, invité dans le public pour assister à ce rendez-vous mondain et patronal et l'équipe de la RTBF de « Tout ça ne nous rendra pas le Congo » , réalisant un reportage sur Theo Francken qui sera diffusé en octobre 2016,, la présentation de RésistanceS.be choqua une escouade de patrons conservateurs.

© Photo DR

RésistanceS.be est désormais ni-ni :
Ni vierges effarouchées du patronat scandalisé par une présentation politiquement incorrect ni vierges effarouchées de l'antifascisme thérapeutique incapable de sortir du sectarisme.





MANUEL ABRAMOWICZ

Membre de la rédaction de RésistanceS.be





VOICI LE TEXTE COMPLET DE LA PRESENTATION
de Théo Francken, secrétaire d'Etat fédéral à l'asile et à la migration, par RésistanceS.be (texte de Manuel Abramowicz et Julien Maquestiau) - Cercle de Lorraine - Vendredi 11 décembre 2015



La présentation de votre invité est faite ici au nom de RésistanceS.be.

RésistanceS.be est un journal d'information en ligne réalisé par l'Observatoire belge de l'extrême droite.

Depuis l’installation du gouvernement fédéral, Theo Francken est le « mouton noir » d'une partie de l'opposition politique. Francophone, essentiellement. Une cible de choix.

Un débat académique entre politologues et au sein de la classe politique est en cours sur la nature idéologique exacte qu'il faudrait coller à la N-VA et à ses leaders les plus visibles  : La N-VA est-elle un parti nationaliste ? Séparatiste ? Autonomiste ? Réformiste et démocrate ? Libéral à la manière de Ronald Reagan et de Margaret Thatcher ? Ou carrément, la représentante de la nouvelle extrême droite qui émerge un peu partout en Europe ?

Il y a plus d'un an, notre journal RésistanceS.be a révélé, en partenariat avec le journal flamand Verzet, de la présence de l’orateur de ce jour à l'anniversaire de Bob Maes, un ancien collaborateur de l'Occupant nazi de notre pays durant la Deuxième Guerre mondiale. L'affaire a fait polémique et a même secoué historiquement le Parlement fédéral.

Theo Francken n'est pas le seul « sulfureux » en la matière. C'est aussi le cas de son homologue, et ainé, Jan Jambon, le ministre de l'Intérieur du même gouvernement.

Mais les opposants les plus critiques à l'égard de Theo Francken, ne sont pas tous du même bord. Ceux qui l'accusent d'être un agent recruteur pour aller séduire les électeurs du Vlaams Belang, ne sont pas nécessairement les habituels antifascistes. En octobre 2014, une enquête exclusive, le présentait en effet comme étant : « chargé de conserver les électeurs du Vlaams Belang siphonés par la NVA » Cette même enquête nous apprend qu'il avait gagné au sein du Vlaams Belang le surnom de « Xerox, tant les propositions sur l’immigration», je cite, « copient les idées du parti d’extrême droite ».

L'Echo du 15 octobre 2014
Cette enquête ne fut pas publiée dans RésistanceS.be ou même dans Solidaire, l'organe de presse du Parti du Travail de Belgique, le PTB, mais dans ... le quotidien L'Echo, dont le lectorat est classiquement considéré comme composé de chefs d’entreprise, managers, investisseurs et décideurs !

Concernant le sujet de ce jour. Un premier constat : la politique migratoire répressive de la N-VA, détaillée dans l’ouvrage « België, land zonder grens. Hoe moet het verder met ons asiel- en migratiebeleid ? » (Belgique, terre sans frontières . Qu'est-ce qui va arriver à notre politique d'immigration et d'asile ?) , écrit par Theo Vrancken et Sarah Smeyers, députée fédérale et présidente du CPAS d'Alost, ne répond pas aux impératifs économiques de la nécessité d’accueillir des travailleurs pour financer notre sécurité sociale

La vision politique de la N-VA en la matière fut, il est important de le rappeler, en partie pratiquée par la prédécesseure de Theo Francken, Maggie De Block, de l'Open VLD et alors ministre du gouvernement du socialiste Elio Di Rupo. Et contre-dite ensuite par les impératifs socio-économiques de l'Allemagne d'Angela Merkel.

Tous les sociologues de la migration le constatent : parmi les migrants d’aujourd’hui, on compte de moins en moins de personnes pauvres et dépourvues de toute qualification.
Le choix de l’intransigeance dans la problématique des migrants relèverait donc uniquement de la politique « politicienne », car dénué de toute vision économique à long terme. Ce choix pousse un gouvernement et son secrétaire d’Etat à préférer le coût exorbitant des expulsions à celui de l’intégration systématique guidée par les impératifs socio-économiques de demain.

La difficulté à envisager une autre solution que la satisfaction de la xénophobie de l’électorat du Vlaams Belang pousse vers la clandestinité des milliers personnes qui seront par leur précarité bien vite désignées comme des vecteurs de criminalité ou rejoindront, sous une autre forme, l'« armée de réserve industrielle », théorie analysée scientifiquement par l'économiste allemand Karl Marx dans son ouvrage phare « Das Kapital ».

Mesdames, Messieurs voici la question qu’il serait bon de garder en tête tout au long de l’exposé qui va suivre : Nos valeurs nous permettent-elles d’être prêts à accepter la présence permanente sur notre sol de travailleurs et leurs familles, sans papiers, sans droits, livrés aux marchands de sommeil et à la surexploitation du travail au noir, pour ne pas dire à la servitude ?


MANUEL ABRAMOWICZ & JULIEN MAQUESTIAU


Présentation lue par le premier le vendredi 11 décembre 2015 lors du déjeuner-conférence de Theo Francken au Cercle de Lorraine.


LA POLEMIQUE RESISTANCES-CERCLE DE LORRAINE-THEO FRANCKEN 
EN IMAGES



L'Article, compte-rendu du déjeuner-conférence qui fit polémique, paru dans le quotidien Le Soir du 12 décembre 2015.




Pour le publiciste blogueur Marcel Sel, RésistanceS.be a compromis l'antifascisme correct.
La révélation ensuite du dialogue entamé avec le dénommé Olivier Mukuna (voir illustration ci-dessous) semble procurer un certain soucis à Sel.
Olivier Mukuna, détenteur d'une Quenelle d'or, le prix annuel remis par le raciste français Dieudonné à ses amis et partisans, va sortir de sa caverne, deux jours avant le déjeuner-conférence, pour allonger, une nouvelle fois, sa haine baveuse de RésistanceS.be, de Manuel Abramowicz en particulier (avec le soutien spécial de sa copine Catherine François, la cheffe d'un groupe PS communal !). Cet ex-journaliste « freelance » (indépendant) à Paris-Match et à La Dernière Heure-Les Sports, notamment, est un expert en intoxications, mensonges, contre-vérités et approximations pour écrire ses petits textes de propagande vengeurs. Désormais uniquement publiés sur Facebook.
La présence de RésistanceS.be au Cercle de Lorraine a aussi été l'occasion pour l'ancien secrétaire-général du Front national belge (FN) - celui qui avait scellé un cartel électoral avec le mouvement « national-solidariste » Nation - de se rappeler, sur Facebook, au bon souvenir de ses (ex ?) amis toujours en croisade contre RésistanceS.be.



Adepte des thèses conspirationnistes comme Mukuna and C°, le site de délation (comme en 40 ?), propriété légale du dirigeant-fondateur de Nation, Hervé Van Laethem, a également consacré une page entière à cet événement. Un autre constat : ce site ne produit plus que des dénonciations – bourrées de fautes, erreurs, mensonges, analogies et approximations - du journal RésistanceS.be. Quel honneur pour lui de figurer comme l'ennemi n°1 de cette mouvance nazillonne. Une preuve que le journalisme d'investigation et les révélations de RésistanceS.be donnent des impacts négatifs sur la gestion interne de cette galaxie...


Theo Francken en personne a également pondu un compte-rendu de cette confrontation qui eut lieu au Cercle de Lorraine. Il associé RésistanceS.be au blogueur Marcel Sel, qualifié d'« ami antifasciste » (il va être heureux) et à Alexis Deswaef, le président de la Ligue des droits de l'Homme, devenu ici pour l'occasion le complice de Manuel Abramowicz !



Le journal poujadiste et xénophobe Ubu Pan (anciennement Père Ubu) a consacré un article d'une demie page à la présence de RésistanceS.be au Cercle de Lorraine. L'événement est si important pour ce périodique confidentiel qu'il l'annonça à sa une. Deux constats : 1. L'article est bourré d'erreurs et de mensonges délibérés à la façon dieudo-mukuniste et du site de délation de Nation (normal, à Ubu Pan le journalisme est amateur et ne respecte aucunement la déontologie journalistique). 2. Ubu Pan profite de cet événement pour, à travers RésistanceS.be, taper le clou sur le Cercle de Lorraine. Il faut savoir que le patron de ce « journal » de caniveau est également celui d'un autre club affairiste, le B19. Et dans ce monde là, la concurrence est sans pitié.





> A propos de cette polémique, le mot de la fin est ici laissé à Rudy Demotte. Ci-dessous, son avis sur le texte de la présentation de RésistanceS.be faite du secrétaire d'Etat fédéral Theo Francken. Outre ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte est aussi un antifasciste sincère et de longue date. Son message de soutien à RésistanceS.be le confirme (message reproduit avec l'autorisation de son auteur).
























© Article du journal en ligne  RésistanceS.be | Bruxelles | Samedi 12 décembre 2015 | info@resistances.be | Archives (1997-2014) : www.resistances.be | RésistanceS.be est aussi sur FACEBOOK ICI