mardi 8 mars 2016

Le chef des « Autonome nationalisten » condamné à six mois prison !


[RésistanceS.be – Mardi 8 mars 2016]




CHRONIQUE JUDICIAIRE – Mauvaise période pour l'extrême droite « identitaire ». Le mois dernier, cinq jeunes militants et un dirigeant de NATION étaient lourdement condamnés à de la prison. C'est maintenant au tour de Christian Berteryan de l'être. Leader du groupuscule néonazi Autonome nationalisten Vlaanderen (ANV), il est l'un des plus fidèles « compagnons de route » flamands de NATION.

Le journal en ligne d'informations antifascistes Verzet, partenaire flamand de RésistanceS.be, annonce que le tribunal correctionnel de Malines vient de condamner Christian Berteryan et un autre activiste de son groupuscule, les Autonome nationalisten Vlaanderen (ANV). Ces deux néonazis étaient poursuivis pour infraction à la loi antiraciste.
Ils avaient apposé des autocollants en faveur du « national-socialisme » sur des fenêtres et des panneaux de l'ancienne caserne Dossin, à proximité de la ville de Malines (entre Bruxelles et Anvers), où furent enfermés les juifs raflés par les nazis et les collaborateurs belges durant l'occupation allemande, avant leur déportation vers le camps d'extermination d'Auschwitz.

Le centre interfédéral pour l'égalité UNIA, partie civile dans ce procès intenté contre le chef des ANV et son homme de main, informe que le juge du tribunal « a estimé qu’ils avaient propagé des idées antisémites et sur la supériorité de la race blanche ».

Berteryan et son comparse ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Malines à six mois de prison et une amende de 600 euros. Le second a néanmoins bénéficié d’une suspension du prononcé. Ils devront également verser chacun un euro symbolique à UNIA.



Extrême droite et banditisme

Pour Christian Bertereyan, il ne s'agit pas de sa première condamnation à de la prison. Dans les années 2000, ce néonazi de Vilvoorde avait déjà passé plusieurs années à l'ombre. Pour quel motif ? Pour son militantisme politique ? Non, mais pour banditisme. Ce « 
soldat politique » de la « race blanche » avait été arrêté après avoir commis un hold up. Rien de moins. Selon le quotidien flamand De Standaard, il a effectivement été enfermé pour « une longue peine de prison pour un vol à main armée. ». Pour sa part, le journal Het Laatste Nieuws informe que le même individu a « un casier judiciaire complet » et confirme qu'il avait déjà passé « plusieurs séjours en prison ». Une précision a été également donnée par le quotidien Gazet van Antwerpen : le fondateur des Nationalistes autonomes flamands est au total resté « neuf ans derrière les barreaux ».
Ce repris de justice d'extrême droite est par ailleurs un « compagnon de route » flamand de longue date de NATION. Les dirigeants de ce mouvement francophone « national-solidariste » étaient-ils au courant de son pédigrée particulier ? Quelles seront les réactions de ces officiels partisans de la sécurité pour nos concitoyens et des autres groupuscules de défense de l'« Europe blanche » ? Marqueront-ils leur « solidarité nationaliste » avec le « kamarade Kris » ?
Le journal RésistanceS.be reviendra prochainement, avec un article plus complet, sur le parcours de Christian Bertereyan. Avec quelques révélations à la clé sur ses liens politiques en francophonie.


SIMON HARYS
Membre de la rédaction de
RésistanceS.be




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