vendredi 13 avril 2018

White go home ?


[RésistanceS.be – 4 février 2018]



ANTIRACISME PIRISTE – 
Des organisations politiques - en Belgique également - prônent une lutte antiraciste non-mixte qui exclue les « blancs » parce que représentants de la « majorité dominante », « paternaliste » et « néocolonialiste » ! C'est le cas du Parti des indigènes de la République (PIR), dont le corpus idéologique est aussi repris par des mouvements d'extrême gauche et écolo-progressistes. Y compris chez nous, en Belgique 
 - UN DANGER ?


Pour la mouvance PIRiste, regroupant les membres et sympathisants du Parti des indigènes de la République (PIR), le combat contre le racisme ne pourrait être porté que par ses principales victimes, voire uniques : les étrangers et les nationaux issus des « immigrations de couleur ».

Cette approche de la lutte antiraciste doit être repoussée parce que :

1. Elle racialise les rapports sociaux.

2. Ce que divise plus encore les populations des quartiers populaires. Au profit des pouvoirs, cette division avait été combattue par le sociologue et travailleur social Saul Alinsky (1909-1972), dans les quartiers pauvres de Chicago.

3. Elle nie le racisme dont sont aussi les victimes des blancs, par exemple les travailleurs des pays de l'Est au Royaume-Uni au moment du Brexit.

4. Elle représente une grave erreur de stratégie : sans l'engagement de blancs démocrates, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, en Australie, l'apartheid et la ségrégation auraient encore régné longtemps. Les exemples sont nombreux pour le démontrer.

L'antiracisme non-mixte favorise l'apartheid. C'est un racisme détourné. Nous devons le repousser et le combattre par les arguments. Sans cesse.


MANUEL ABRAMOWICZ

Rédaction de RésistanceS.be


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